Les biostimulants sont des produits contenant des substances et/ou des micro-organismes qui, appliqués à une plante, favorisent ses processus métaboliques naturels. Ils sont utilisés pour améliorer l’absorption des nutriments par les plantes, augmenter le rendement et la qualité des cultures et accroître leur tolérance aux stress abiotiques.
Le rôle principal d’un biostimulant ne doit pas être la fertilisation ou l’action pesticide. Il ne s’agit pas d’un engrais et il n’a pas d’effet direct sur les ravageurs. Sa fonction première est de stimuler les processus vitaux, d’accroître la résistance des plantes aux conditions de stress et d’accélérer le développement racinaire et foliaire. Les biostimulants renforcent les mécanismes de défense naturels des plantes, leur permettant ainsi de mieux résister aux stress abiotiques liés à la sécheresse, aux variations de température, à la salinité du sol ou aux dégâts du gel. Ils sont donc utilisés pour améliorer les processus biochimiques, morphologiques et physiologiques des cultures.
Les biostimulants végétaux constituent une catégorie de produits relativement récente mais en pleine expansion dans le secteur agricole, dont la popularité croît parallèlement à la nécessité d’une production plus durable. Face à la pression climatique croissante et à la dégradation de l’environnement, les producteurs se tournent vers des solutions à base d’ingrédients naturels. Les biostimulants s’inscrivent dans cette tendance, favorisant des pratiques respectueuses de l’environnement et répondant aux réglementations européennes en faveur d’une agriculture respectueuse de l’environnement.
L’importance croissante des biostimulants tient aussi à leur efficacité pour améliorer la croissance et le rendement des plantes tout en minimisant leur impact sur les sols. Dans des conditions difficiles, où la fertilisation minérale traditionnelle ne garantit pas toujours une assimilation optimale des nutriments, les biostimulants augmentent l’efficacité de cette absorption et peuvent réduire le besoin en engrais. En stimulant le métabolisme des plantes et en renforçant leur résistance naturelle aux maladies fongiques et bactériennes, ils contribuent également à diminuer le nombre de traitements ou la dose de produits phytosanitaires, généralement appliqués sans biostimulants. Ceci les rend particulièrement précieux dans les systèmes de production intensive, où la pression pour réduire l’utilisation de produits chimiques est la plus forte. On souligne de plus en plus le rôle clé que joueront les biostimulants dans l’intensification durable de l’agriculture, et leur action synergique avec les engrais minéraux pourrait transformer en profondeur les pratiques agricoles de demain.
Il existe de nombreux groupes de biostimulants. Les plus importants sont :
Les matières premières utilisées dans la production de biostimulants végétaux sont extrêmement diverses, cette catégorie englobant une large gamme de substances d’origine naturelle et microbiologique.
Les biostimulants peuvent être obtenus à partir d’une large gamme de matières premières, notamment :
Pour que les principes actifs contenus dans les biostimulants remplissent leurs fonctions, il est essentiel d’inclure des adjuvants dans la formulation.
Les biostimulants végétaux naturels jouent un rôle clé dans la production végétale durable. Outre les principes actifs de base, les excipients sont également essentiels à leur formulation. Ils déterminent l’efficacité, la stabilité, la facilité d’application et la miscibilité du biostimulant dans la solution de pulvérisation.
Les substances tensioactives, également appelées surfactants, constituent le groupe de composés chimiques le plus important utilisé pour la formulation de biostimulants végétaux. Ce sont des molécules à structure amphiphile, c’est-à-dire qu’elles possèdent à la fois un groupe hydrophile et un groupe hydrophobe, ce qui leur confère une affinité simultanée pour les phases polaires et non polaires.
Les tensioactifs présents dans les biostimulants remplissent plusieurs fonctions importantes :
Dans les biostimulants, il est conseillé d’utiliser des tensioactifs mouillants , tels que ROKAnole L5P5 et NL8 . Parmi ceux-ci, les tensioactifs d’origine naturelle – les séries ROKAnole L, K et O – sont particulièrement appréciés. Leur action est complétée par l’utilisation d’humectants ( POLIkole ) et de pénétrants (par exemple ROKAcety R11, R26 ). Ceci permet une couverture efficace des feuilles par la pulvérisation, le maintien de l’humidité et la pénétration des composants de la formulation à travers la cuticule. Cette action synergique augmente la probabilité que le maximum de principes actifs contenus dans les biostimulants atteignent les tissus de la plante traitée.
Les bétaïnes ( ROKAmines ) pourraient s’avérer des composants bénéfiques des formulations de biostimulants. Elles agissent non seulement comme adjuvants, mais aussi comme principes actifs. Les composés du groupe des bétaïnes agissent par osmose, régulant le transport de l’eau dans les cellules végétales et augmentant leur résistance au stress hydrique, aux températures extrêmes ou à la salinité. Elles favorisent également la photosynthèse, ce qui peut conduire à une augmentation de la production agricole et à une meilleure qualité des récoltes.